Le principe
L'automatisation sur site fonctionne bien jusqu'au moment où elle ne fonctionne plus. Un obstacle imprévu, un colis mal positionné, une anomalie jamais rencontrée : le robot s'arrête et quelqu'un doit se déplacer. Ces interruptions représentent souvent une part disproportionnée du coût total d'exploitation.
La téléopération traite exactement ce point. Le robot reste chez vous et gère seul la majorité de sa mission. Dès qu'il rencontre un cas limite, un opérateur formé prend le relais à distance, en temps réel, puis rend la main à l'autonomie. Vous ne payez pas un pilote à temps plein par machine : vous accédez à une capacité de supervision mutualisée.
Applications couvertes
- Robots de manutention et logistique. Reprise en main sur les zones encombrées, les palettes mal formées et les erreurs de préhension en entrepôt.
- Drones d'inspection technique. Vérification de toitures, façades, panneaux solaires et infrastructures, avec un pilote expert mutualisé entre plusieurs sites.
- Robots de surveillance et rondes. Sécurisation de sites industriels hors heures ouvrées, avec qualification humaine des alertes pour éliminer les fausses alarmes.
- Robots de service et d'accueil. Prise en charge des interactions que le système conversationnel ne sait pas traiter.
- Inventaire et inspection retail. Pilotage de scanners pour détecter ruptures de stock et erreurs d'étiquetage en rayon.
L'infrastructure derrière le service
| Composant | Configuration |
|---|---|
| Connectivité | Fibre optique à double attachement, opérateurs distincts, bascule automatique |
| Route réseau | Liaison directe vers Marseille, l'un des principaux points d'échange d'Europe du Sud |
| Postes de pilotage | Écrans à rafraîchissement élevé, contrôleurs dédiés, encodage vidéo à faible latence |
| Alimentation | Onduleurs et groupe électrogène de secours |
| Sécurité | Accès physique contrôlé, architecture Zéro-Trust, journalisation des sessions |
| Supervision | NOC avec surveillance permanente de la latence et de la disponibilité |
Le profil de nos opérateurs
La qualité d'une téléopération dépend davantage de l'opérateur que du réseau. Le temps de réaction humain — de l'ordre de 200 à 250 millisecondes — dépasse largement la latence de transmission. Optimiser le réseau sans sélectionner les bons profils n'a aucun effet mesurable.
Nos opérateurs sont recrutés sur des aptitudes évaluées de façon standardisée : perception visuo-spatiale, anticipation de trajectoire, gestion simultanée de plusieurs flux d'information, stabilité sous pression. Ces compétences ne se lisent pas sur un CV. Nous les mesurons, y compris sur simulateur avant l'embauche.
Démarrer par un pilote mesuré
Nous ne proposons jamais un déploiement à l'échelle sans phase de mesure préalable. Le pilote sert à produire des chiffres, pas à convaincre.
- Semaine 1 — Qualification technique. Mesure de la latence réelle entre votre site et notre plateau, audit de la bande passante, vérification de la compatibilité de votre matériel avec un pilotage distant.
- Semaines 1 à 2 — Cadrage des cas limites. Identification et comptage des situations qui déclenchent aujourd'hui une intervention humaine sur site. C'est ce volume qui détermine le retour sur investissement.
- Semaines 3 à 6 — Pilote encadré. Un à deux opérateurs dédiés et formés sur votre matériel, avec relevé quotidien du taux de reprise en main, de la durée d'intervention et du taux de résolution à distance.
- Semaine 7 — Décision sur données. Comparaison du coût par intervention à distance contre le coût par intervention sur site. Si l'écart ne justifie pas le passage à l'échelle, nous vous le disons.
Ce que nous ne promettons pas
La téléopération n'est pas adaptée à tout, et vous faire croire le contraire nous coûterait votre confiance dès le premier mois.
- Les tâches exigeant un retour de force fin — manipulation fragile, ajustement au millimètre avec sensation tactile — restent difficiles à distance.
- Les sites sans couverture réseau fiable et redondée ne sont pas éligibles : une connexion instable en téléopération est un risque de sécurité, pas une gêne.
- Le pilotage de drones relève de réglementations nationales et européennes spécifiques, à instruire au cas par cas avant tout déploiement.
- La maintenance physique reste locale : batterie, capteur encrassé, pièce cassée demandent une présence sur place.